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DEMAND SIDE MANAGEMENT

Le Demand Side Management (DSM), Maîtrise de la Demande de l’Energie (MDE), ou encore Gestion Active de la Demande (GAD), suit les mêmes objectifs généraux que ceux des Smart Grids : accroître l’efficacité énergétique, équilibrer le réseau, diminuer les pics de consommation… Il se traduit par la mise en œuvre de programmes par les acteurs du marché , pouvant amener le consommateur à modifier son volume d’énergie consommée ou ses périodes d’usages. In fine, le DSM permet l’atteinte de l’équilibre de manière optimisée (à moindre coût et de la manière la moins complexe).

Tableau : Le DSM en cinq questions

Qui ?Quoi ?Comment ?Pour qui ?Pourquoi ?
Producteurs
GRT/GRD
Fournisseurs
Agrégateurs
Demand Reponse
&
Efficacité Energét.
Prix de déséquilibreConsommateur final↑↓Consommation NRJ
↑↓Périodes d’usages

EFFICACITÉ ENERGÉTIQUE

Traditionnellement, des centrales de pointe sont mobilisées pour augmenter la production d’énergie et ainsi satisfaire la demande. Le DSM fonctionne inversement : il n’agit non pas du côté du producteur, mais du côté du consommateur final. C’est bien de la sorte que l’on atteint l’efficacité énergétique : en cas de surconsommation sur le réseau, une tarification spécifique permet d’enclencher une diminution de la consommation des clients finaux.

DEMANDE RESPONSE

Le Demand Reponse (DR), compris dans le DSM, peut être défini comme « le changement d’utilisation de l’électricité par le consommateur final par rapport à l’usage habituel en réponse aux changements de prix de l’électricité au cours du temps, ou des remboursements destinés à diminuer l’usage de l’électricité lors de maxima des prix dans le marché de gros ou lors d’instabilité du réseau électrique » (Source: Wikipédia – Réponse à la demande).

La première solution évoquée peut être typiquement liée à tarification de l’électricité en fonction des pics ou creux de consommation, tandis que la seconde se réfère à la « rémunération de flexibilité ».

DR et DSM peuvent facilement se confondre, puisque qu’ils agissent tous deux du côté du consommateur final, et visent à changer son volume et son profil de consommation. Le DSM englobe cependant bien le DR, en plus de l’efficacité énergétique. Notons par ailleurs la différence fondamentale de l’échelle de temps visée :

  • Le DSM vise le moyen et long terme, par son axe efficacité énergétique, et s’applique au marché day-ahead (marché du jour précédant la livraison physique d’électricité).
  • Le DSM vise également le court terme (événements dit instantanés ou imprévus), par le DR, et s’applique au marché imbalance (marché de déséquilibre).

STOCKAGE

L’électricité n’étant pas stockable, et l’équilibre du réseau étant constamment à maintenir, le recours à des technologies de stockage s’avère indispensable. Parmi celles-ci, l’on peut notamment penser au stockage de l’énergie électrique par le pompage/turbinage, qui permet de stocker l’énergie quand elle est abondante (en pompant l’eau dans un bassin de retenue), pour la déstocker quand elle est nécessaire (par turbinage).

En Belgique, l’on peut à ce titre bien évidemment citer la centrale hydraulique de pompage-turbinage de Coo, qui peut stocker 5 GWh et est activée en période de pics de consommation. La station de pompage-turbinage de la Plate Taille, de plus petite taille, constitue un autre bon exemple. A l’avenir, il est de grand intérêt d’augmenter les capacités de pompage turbinage pour faciliter la gestion de l’offre et de la demande, et pour intégrer de plus grandes quantités de renouvelables par ailleurs.

VÉHICULES ÉLECTRIQUES

Les véhicules électriques constituent très clairement une technologie à utiliser conjointement aux smart grids, du fait de leur caractère électrique d’une part, et du fait de leur capacité à jouer un rôle actif dans la gestion du maintien de l’équilibre réseau. Les voitures électriques peuvent en effet servir de stockage tampon pour limiter les variations de consommation. Lorsque la demande est faible, comme la nuit, les véhicules électriques sont chargés au maximum pour éviter les surproductions la journée. A l’inverse, lors de brefs pics de demande, les voitures électriques connectées pourraient décharger quelques kilowattheures sur le réseau pour contribuer à gommer ces pointes.